Ben Nevis, The top of UK

June 10, 2016

 

 

 

            Cela faisait maintenant quelques semaines que l'idée me traversait la tête, l'ascension du Ben Nevis avait fini par s'immiscer dans les projets de départs pour mon deuxième séjour en Ecosse. Quitte à passer quelques jours à Fort-William, autant en profiter!!

 

            A notre arrivée à Fort-William, nous nous installons au Glen Nevis Camping Park, qui se situe à l'aplomb du fameux sommet, et qui offre également un bon point de départ pour la randonnée. Le temps d'installer la tente et voilà déjà un orage qui vient gonfler dans la vallée, le sommet s'efface peu à peu, l'atmosphère change, les premières gouttes se font entendre sur la toile de la tente... J'entends l'hélico des sauveteurs survoler la zone pour éviter tout accident. Chaque année ce n'est pas loin de 100 000 personnes qui tentent l'ascension. Gravi pour la première fois en 1771, ce fût vite un emplacement idéal pour les observations météorologiques du Royaume-Uni. Le climat qui sévit au sommet lui vaut d'ailleurs son nom, Nibheis signifiant " malveillant", en effet le sommet ne serait dégagé que 10 jours par an environ ! 

 

            En tout cas la météo ce soir là ne présageait rien de bon pour le lendemain, ni même la météo affichée à la réception du camping. Tant pis, je prends le risque et mets le réveil à 4h30 pour le lendemain matin. Au réveil, je m'extirpe doucement de la tente ( tout au moins la tête), un rapide coup d'oeil et le départ sonne. La luminosité commence déjà à apparaître dans le fond de la vallée, de légers altocumulus me laissent apercevoir les étoiles. Je traverse le camping encore endormi de vive allure, vite le sentier!! A 5h j'attaque le chemin muletier tracé en 1883, qui a pris le nom de "Ben Path". Il démarre à Achintee, sur la rive orientale du Glen Nevis, à environ deux kilomètres du centre-ville.

 

 

 

 

 

 

       

 

 

 

              La première portion est très bien aménagée ( même trop à mon goût ), le chemin monte abruptement jusqu'au col en quittant très rapidement la forêt. Très vite, je découvre le Lochan Meall an t-Suidhe (ou « Halfway lake », c'est-à-dire « lac à mi-chemin ») à 570 mètres d'altitude.

 

 

              A cette heure matinale, je suis seul sur le chemin, je prends donc le temps d'en profiter un peu en faisant le tour du loch. L'endroit est sublime, sauvage et entièrement constitué de tourbière. Au loin j'aperçois les cellules ouatées qui lèchent les sommets avoisinants, surplombant les divers lochs de la région. Mais pour moi c'est -pour le moment- encore le soleil qui réchauffe mon visage.

 

 

 

 

 

               Je reprends la route, très vite le chemin rétréci et serpente au milieu d'un immense éboulis rocheux. Il se fait plus glissant, la végétation se fait plus rare au fur et à mesure de l'ascension. Ici et là, quelques névés restent encore paisiblement à l'ombre. 

 

            A 200m sous le sommet, la neige est beaucoup plus présente sur le plateau rocheux, j'aperçois les falaises noires de la face nord qui surplombent une vaste vallée. Je m'aperçois alors que le temps ne restera pas bien longtemps ensoleillé. D'énormes cumulus engloutissent les sommets avoisinants, refermant le paysage sous une épaisse mer de nuage. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                A peine le temps d'arriver au sommet et d'apprécier la vue que le brouillard m'englouti à mon tour. Je reste là à profiter du moment avant d'entamer la descente ( assurément la partie que j'aime le moins ). Pour essayer de prendre de l'avance sur la météo et de pouvoir refaire quelques photos à la descente, je me mets à courir sur les pentes rocheuses, je commence à croiser quelques randonneurs qui n'hésitent pas à me demander comment est la météo là-haut.

 

                A mon retour au Loch, tout le flan ouest est déjà enseveli par les nuages, j'observe un moment la file de randonneurs disparaissant dans la brume sombre. Je suis bien content d'être parti tôt ce jour là, quand je vois le nombre ahurissant de personnes qui entament la montée et ce toute la journée. Content d'avoir pu apprécier la montée " à la fraiche", et d'être probablement le seul de la journée à avoir pu observer le panorama au sommet offert par le Ben Nevis.

 

                Malheureusement cette surexploitation de ce sentier conduit une énorme pollution sur tout le site. Juste sur le retour, il m'a été facile de remplir un sac de rando de 40L juste avec les bouteilles plastiques laissées sur place.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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